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L'Enfer de Verdun


          Après la déclaration de la Première Guerre Mondiale en 1914, les civils sont évacués de Verdun et la ville se prépare à la guerre. L'armée Allemande envahit le nord-est de la France et encercle à moitié la place forte. La ville n'est accessible que par deux axes menant à Bar-le-Duc : le chemin de fer local "Le Meusien" (appelé également "Le Varinot" du nom de son constructeur Charles Varinot) et la route départementales qui sera appelée "Voie sacrées" par l'écrivain Maurice Barrès.

 

En Août 1915, le Quartier Général Français ne reconnaissant plus aucune valeur stratégique aux forts, désarme ceux autour de Verdun et supprime la garnison, L'Etat-major allemand profite alors de la vulnérabilité de la place, dernier rempart avant Paris, pour mener une offensive. Le 21 février 1916 vers 7 heures, Deux millions d'obus s'abattent sur Verdun. Mais contrairement à ce à quoi s'attendaient les allemands et leur commandant en chef le général Erich von Falkenhayn, l'armée française résiste et campe sur ses positions. La bataille dure près de 10 mois, faisant 163 000 morts et 216 000 blessées du côté français et 143 000 morts et 196 000 blessées du côté allemands. Verdun est sauvée.
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La bataille de Verdun est l'une des principale batailles de la Première Guerre mondiale. Avec la rotation importante des unités françaises (deux tiers des poilus y ont combattu), Verdun devient le symbole de la guerre, et est connue aussi bien en France qu'à l'étranger. La ville reçois de multiples distinctions, françaises et internationales, faisant d'elle la ville la plus décorée de France. C'est également là qu'est choisi un  soldat pour être inhumé dans la tombe du Soldat inconnu à Paris. 

 

 Le 20 août 1917, l'armée française menée par le général Guillaumat lance une offensive appelée la deuxième bataille de Verdun. Cela permet de regagner du terrain sur les Allemands et de retrouver la position des lignes de 1916. En 1918, l'armée américaine fait une percée en direction de Saint-Michel et dégage le de Verdun. Après la guerre, la ville est dévastée : un quart est entièrement détruit, une moitié et gravement endommagées et le dernier quart a été pillé. pendant l'entre-deux-guerres, la ville se reconstruit avec l'aide d'élus meusiens (Raymond Poincaré et André Maginot) et de pays étrangers (Royaume-Uni, Etats-Unis...) Une ville nouvelle apparaît  en 1929, avec des rues élargies, des quais de fleuve dégagés et des monuments, comme la cathédrale Notre-Dame de Verdun, restaurés. De nombreux monument aux morts sont érigés et l'ossuaire de Douaumont est construit sur les hauteurs de l'agglomération. Verdun devient un lieu de pèlerinage pour les combattants de la Grande Geurre et leurs familles.
 
Verdun n'est plus à proximité de la frontières et cette dernière est désormais défendue par la ligne Maginot. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville est évacuée dès Juin 1940 et tous les ponts sont détruis. Les Allemands investissent la ville le 15 Juin 1940. Elle se retrouve alors dans la zone interdite et est le siège d'une Kreiskommandantur et de la Gestapo. Elle accueille également un camp de prisonniers : le Frontsalag. La résistance est active mais ses membres connaissent exécutions et déportations. Les Allemands abandonnent Verdun le 31 Août 1944, poursuivis par la Troisièmes armées des Etats-Unis (Third United States Army). La ville devient l'un des sièges des forces américaines de l'OTAN et le reste jusqu'en 1966.                                       

 

 
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